CONSULTANT - APPUI À LA CONDUITE DE LA DEUXIÈME REVUE DU CADRE STRATÉGIQUE DE CROISSANCE

PNUD / UNDP - Bujumbura (Burundi)

Type de contrat Consultant

Durée du contrat 1 mois ou plus

Niveau d'étude Bac + 5 et Plus

Niveau d'expérience Au moins 7 ans

Fonction / Service: Consultant

Date limite candidature 15/05/2014

Poste n° 248

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Contexte / Présentation de l'employeur

CONSULTANT - APPUI À LA CONDUITE DE LA DEUXIÈME REVUE DU CADRE STRATÉGIQUE DE CROISSANCE ET DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ (CSLPII)

Location :Bujumbura, BURUNDI

Application Deadline :15-May-14

Additional CategoryMillennium Development Goals

Type of Contract :Individual Contract

Post Level :International Consultant

Languages Required :French  

Starting Date : (date when the selected candidate is expected to start)03-Jun-2014

Duration of Initial Contract :44 jours ouvrables

En cohérence avec la Vision 2025 et les OMD, le Burundi s’est doté en 2012 de la deuxième génération du  Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLPII) sur l’horizon 2012-2015.

Le CSLPII, élaborée de manière inclusive et participative ambitionne à atteindre une croissance soutenue et créatrice d’emploi à travers les 4 axes prioritaires ci-après:

  • Axe 1 : Renforcement de l’état de droit, consolidation de la bonne gouvernance et promotion de l’égalité du genre,
  • Axe 2 : Transformation de l’économie burundaise pour une croissance soutenue et créatrice d’emploi,
  • Axe 3 : Amélioration du taux d’accessibilité et de la qualité des services de base et renforcement de la protection sociale,
  • Axe 4 : Gestion de l’espace et de l’environnement pour un développement durable.

Ainsi, dans la vision de réconcilier les objectifs stratégiques du gouvernement (stabilité macroéconomique, croissance économique  et développement durable) et les besoins sectoriels induits, avec la capacité de financement aussi bien interne qu’externe, le Burundi définit  à travers son CSLPII et son Plan d’Actions Prioritaires les objectifs quantitatifs visant la diversification de l’économie, l’accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté à l’horizon 2015.

En vue d’assurer un suivi régulier des résultats et de faciliter ainsi l’identification des mesures correctives, le CSLP II prévoit l’évaluation des progrès réalisés sur une base annuelle, fondée toujours sur l’approche participative et inclusive et visant à vérifier non seulement les niveaux d’exécution des politiques et des réformes sectorielles mais également à déterminer les facteurs ayant influé sur les performances ou les  contre performances enregistrées. C’est notamment pour répondre à cette exigence que le CSLPII a développé des outils de suivi évaluation comportant une matrice d’indicateurs, assortie de cibles annuelles jusqu’à l’horizon 2015.

Au mois d’octobre 2013, le gouvernement du Burundi, en étroite collaboration avec ses partenaires, a disponibilisé le premier rapport des progrès enregistrés au cours de la première année de mise en œuvre des programmes prioritaires préconisés par le CSPII.
Cet exercice, mené conformément au processus CSLP qui requiert une participation inclusive de toutes les parties prenantes, a permis de déterminer les résultats et de déceler les contraintes persistantes au niveau des différents secteurs socio-économiques, et de jeter ainsi les bases pour une amélioration progressive des performances au cours des prochaines années.

Au niveau de l’analyse des performances sectorielles, bien que le réseau d’experts sectoriels soit déjà opérationnel depuis l’élaboration du CSLPII et que son implication dans la préparation de la première revue ait permis quelques avancées en termes de rédaction des rapports, il est apparu que des lacunes subsistaient, surtout en ce qui concerne la mise en évidence des repères nécessaires à une appréciation approfondie de l’état d’exécution des différentes politiques et stratégies sectorielles et à l’identification de véritables obstacles à relever pour des résultats améliorés.

Dans ce sens, il est important que le système de suivi-évaluation mis en place pour mesurer les pas franchis soit renforcé pour devenir de plus en plus opérationnel aussi bien au niveau des outils (matrice de suivi-évaluation macro-économique et sectoriel) et des institutions (SP/REFES qui est la structure de coordination et les services sectoriels directement impliqués) afin de mieux conduire la seconde revue qui couvrira l’année 2013, l’enjeu étant de disponibiliser un rapport de qualité, dans les délais requis. Ainsi, le renforcement des acquis en matière de suivi évaluation des progrès ainsi que l’appui au SP/REFES et aux experts sectoriels dans l’établissement d’un rapport synthèse mieux documenté s’avèrent nécessaire.

En effet, le CSLPII explicite des indicateurs de suivi et préconise des cibles annuelles servant de supports importants à une évaluation objective des progrès réalisés, sur une base annuelle, au niveau des 4 axes stratégiques retenus. La deuxième revue du CSLP II aura en plus la chance de bénéficier de nouvelles informations statistiques notamment celles relatives aux résultats de l’enquête sur les conditions de vie des ménages qui est pilotée par l’ISTEEBU.

Il est en effet souhaitable que la préparation de la seconde revue du CSLP II s’inscrive dans une dynamique visant à  améliorer l’approche méthodologique d’évaluation des indicateurs qui jusqu’à ce jour, s’opère avec peu de rigueur, reste caractérisée par des incohérences qu’il convient de redresser et présente quelquefois des séries chronologiques incomplètes. Cette revue pourrait également servir d’occasion pour la mise à jour des indicateurs de suivi des résultats et des cibles annuelles.

Il s’avère donc indispensable et urgent de  combler ces insuffisances pour faciliter une mise en évidence réaliste des réussites ou des échecs enregistrés et pour fonder l’adoption des réformes novatrices sur des diagnostics mieux élaborés.  Il est donc compréhensible que le gouvernement sollicite une expertise  pour accompagner les experts sectoriels aussi bien au niveau du renforcement des capacités qu’à celui de la collecte des données et du recentrage éventuel des objectifs.

Ainsi, en vue d’améliorer son système de suivi et de renforcer la portée du contenu du rapport des progrès relatif à 2013 qui est la deuxième année de mise en œuvre du CSLPII, le gouvernement du Burundi a besoin des experts (un international et un national) qui devront travailler en étroite collaboration avec tous les cadres du SP/REFES en vue d’un vision innovée de contours du suivi-évaluation et de la disponibilisation dans les délais d’un rapport des progrès de qualité basé sur les indicateurs du CSLPII bien documentés.

A cet effet, l’appui sollicité par le Gouvernement auprès du PNUD est de disponibiliser l’expertise nécessaire pour : (i) améliorer les capacités des experts du SP/REFES et des experts sectoriels dans l’analyse et le suivi-évaluation du CSLPII et des stratégies sectorielles et, (ii) actualiser et recalibrer les cibles et les indicateurs de suivi-évaluation des résultats retenus par le CSLPII et (iii) appuyer le SP/REFES dans la  rédaction du rapport de la deuxième revue du CSLPII (iv) Actualiser les métadonnées des indicateurs du CSLP II en étroite collaboration avec l’ISTEEBU.

Description du Poste et Responsabilités

Les consultants recherchés travailleront sous la supervision directe de l’Economiste Principal du PNUD et sous la coordination du Secrétaire Permanent du REFES. Ils seront basés au SP/REFES durant toute la durée de la consultance.

L’enjeu de la consultation demandée est de permettre au SP/REFES de renforcer sensiblement les mécanismes de coordination mis en place dans le cadre du suivi-évaluation du CSLPII et d’améliorer les capacités d’analyse des cadres du SP/REFES et des ministères sectoriels impliqués directement dans ce  processus. La consultation s’inscrit également dans l’optique d’une meilleure préparation de la troisième revue qui concernera en réalité l’établissement du bilan triennal de mise en œuvre du CSLP II et qui de ce fait, devra permettre d’esquisser déjà les contours des grands défis et des orientations stratégiques devant servir de leviers à la définition des programmes prioritaires du futur document de référence.

L’autre enjeu de la consultation consiste à actualiser les cibles annuelles et les indicateurs de suivi-évaluation du CSLPII et à améliorer les connaissances des experts sectoriels non seulement dans la collecte des données, mais aussi dans la maîtrise des modes de calcul des différents indicateurs. Dans cette optique, la pérennisation des acquis à l’issue de la consultation se concrétisera notamment par la  disponibilisation d’un guide méthodologie élaboré et validé de façon participative avec les différents acteurs.

Plus spécifiquement, il s’agira de:

  • Appuyer les experts sectoriels pour la préparation des rapports des progrès enregistrés au niveau de chaque ministère;
  • Formuler les recommandations pertinentes pour améliorer la qualité des rapports sectoriels ;
  • Vérifier la cohérence du contenu des rapports sectoriels avec les informations renseignées par les indicateurs de suivi-évaluation;
  • Proposer la méthodologie appropriée pour le suivi des décaissements inscrits dans le budget au titre des projets et
  • Améliorer  les techniques d’analyse des performances en rapport avec la mise en œuvre des stratégies sectorielles;
  • Mettre au point un guide pratique de détermination des indicateurs de suivi-évaluation et assurer une formation centrée sur son utilisation future;
  • Sur base des stratégies sectorielles, du contenu du CSLPII et des résultats des conférences sectorielles de mobilisation des fonds du CSLPII, disponibiliser une matrice de suivi-évaluation des indicateurs actualisés incluant les cibles annuelles;
  • Proposer un rapport synthétique de la seconde revue du CSLPII dont le contenu, au-delà des contributions des experts sectoriels, doit refléter la valeur ajoutée induite par le rapport de la revue communautaire et des Organisation de la Société Civile et l’expérience du consultant international;
  • Participer à l’atelier de restitution et intégrer les recommandations issues des débats.

Au regard de la complexité des activités à mener et de la multiplicité des intervenants à encadrer, le travail sera réalisé par 1  consultant international (Chef de mission) et 1 consultant national pour une durée de 2 mois calendrier, soit 44 jours ouvrables chacun. Un rapport à mis parcours montrant les résultats intermédiaires sera produit et  soumis au PNUD et un rapport globale de consultance comprenant les résultats attendus sera produit 5 jours avant la fin de la consultance.

Profil et critères de sélection du candidat

Compétences fonctionnelle:

Planification et organisation

  • Faire preuve d'une capacité de conception, d’organisation et de planification des activités nécessaires à la production des résultats.

Communication

  • Excellente capacité de rédaction et de synthèse;
  • Bonnes capacités de communication orale.

Travail en équipe

  • Capacité à travailler sous pression et dans un environnement multiculture;
  • Capacité à engager les collègues et les intervenants.

Compétences d'entreprise:

  • Démontrer une intégrité en se conformant aux valeurs et normes déontologiques des Nations Unies;
  • Promouvoir la vision, la mission et les objectifs stratégiques du PNUD;
  • Démontrer une sensibilité et adaptabilité au niveau de la culture, du genre, de la religion, de la race, de la nationalité et de l’âge.

 

Required Skills and Experience

Le consultant international (chef de mission) devra remplir les conditions suivantes:

Education: 

  • Etre détenteur d’un diplôme de doctorat ou d`un PhD en sciences  économiques  ou un profil estimé équivalent.

Expérience professionnelle:

  • Disposer d’une expérience d’au moins 7 ans  en matière de planification stratégique et   de suivi-évaluation des politiques et des stratégies de développement;
  • Avoir au moins 5 ans d’expérience en macro-économie et une capacité de synthèse confirmée;
  • Avoir déjà conduit ou participé à au moins deux  revues des stratégies nationales de réduction de la pauvreté serait un grand atout.

Langue:

  • Maitrise du français et une bonne connaissance de l’Anglais.

Autre condition:

  • Etre disposé à séjourner au Burundi pendant la durée du temps de consultance et être présent à l`atelier de restitution et validation du rapport global.

 

UNDP is committed to achieving workforce diversity in terms of gender, nationality and culture. Individuals from minority groups, indigenous groups and persons with disabilities are equally encouraged to apply. All applications will be treated with the strictest confidence.

Informations complémentaire sur l'emploi

Secteur d'activité: Organisme international

Langue de travail: Français

Rémunération: Voir annonce

Délai de candidature: 15/05/2014