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Dynamique de croissance en Afrique et nouveaux enjeux de besoin de compétences

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A côté des statistiques montrant encore les énormes efforts à faire pour améliorer les conditions de vie des populations, on trouve désormais des indicateurs d’attrait économique et financier de plus en plus rassurants avec une croissance dont le niveau laisse optimiste. Oui, l’Afrique se fait parler d’elle autrement que par ses problèmes politiques et sociaux. L’économie du continent est en pleine mutation et n’est plus basée uniquement sur les ressources minières et naturelles.

Le secteur industriel s’est renforcé considérablement ces dernières années avec l’arrivée de nouveaux industriels et le renforcement de présence de groupes opérant déjà sur le continent. On peut ainsi évoquer l’arrivée du géant de l’agroalimentaire Nestlé qui a ouvert en 2012 sa première usine africaine en Angola, l’Américain Coca cola qui a accru ses investissements sur le continent ou encore le groupe nigérian Dangote Cement qui ambitionne de construire de nouvelles cimenteries dans 13 pays d’Afrique, là où au même moment le groupe Lafarge déjà présent entend accroître ses investissements en 2014.

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Le secteur des services n’est pas du reste. Deux tendances majeures sont observées ; d’une part la présence des multinationales autrefois absentes du continent et d’autre part l’environnement concurrentiel créé, qui contribue à un effort de qualité dans les services proposés.

On remarquera ainsi dans le domaine de la téléphonie mobile qu’à côté des références européennes comme Orange, Vodafone et Tigo (Millicom), présentes sur le continent, on trouve aussi d’autres opérateurs tels que le sud-africain MTN (leader) et les moyen-orientaux Zain et Moov

Dans la banque, secteur marqué par une diversité d’acteurs malgré un taux de bancarisation encore faible et inégal (10% pour l’Afrique subsaharienne et 50% pour l’Afrique du sud), on note l’émergence de plusieurs acteurs à l’échelle du continent (Standard Bank Group, Attijariwafa Bank, BMCE/BOA, Ecobank) et à l’échelle sous régionale (Groupe BGFI Bank, Oragroup SA…). Notons qu’à côté du modèle de service fourni par les banques traditionnelles, se développent des solutions plus adaptées à une frange importante de la population jusque-là exclue du système bancaire classique.

Ces mouvements qui traduisent l’importance des investissements devraient se poursuivre les années à venir. Le FMI table en effet sur une augmentation de la production de 5 % en 2013 à 6 % en 2014. On s’attend aussi à ce que cette croissance dopée en grande partie par le secteur privé booste l’emploi et par ricochet réduise la pauvreté en améliorant les conditions de vie et d’éducation des populations. D’après le rapport 2013 de la banque mondiale, Le secteur privé est le principal moteur de la création d’emplois, représentant 90 % de l’ensemble des emplois dans le monde en développement.

Maintenir la dynamique de l’attrait économique amorcée en Afrique est un pari dont la réussite passe aussi par la mobilisation des compétences et des ressources de talent où qu’elles soient. Tel est et sera le défi à relever dans les prochaines années par le continent confronté encore malheureusement au phénomène de fuite des cerveaux.

Publié le 23/02/2014

La Rédaction d'obooster